Ghyslaine Lecurieux-Lafayette, des fleurs en elixir
C’est autour de petits flacons mystérieux que Ghyslaine Lecurieux-Lafayette nous délivre le pouvoir des fleurs.
Rien au départ ne devait un jour amener Ghyslaine à faire des fleurs son métier. Alors assistante export et informatique spécialisée dans les statistiques, au sein d’une grande maison champenoise, elle découvre, dans un magasin bio, des solutions naturelles à ses maux. « Je traversais une période difficile psychologiquement et j’ai trouvé dans les fleurs, une cure naturelle et alternative ».
Convaincue des bienfaits de la nature, Ghyslaine s’intéresse au pouvoir floral depuis maintenant douze ans. Elle se consacre à l’étude des élixirs et conseille les personnes sensibles à la naturopathie.
Le mot « élixir » nous évoque mythes et contes où quelques gouttes suffisent pour que l’envoutement s’évanouisse. Ghyslaine sourit et s’amuse de nos références et amalgames. Nous nous surprenons alors à vouloir sentir ses petits flacons. À notre grande surprise : aucune fragrance ne titille nos narines. Il est temps pour Ghyslaine de nous instruire.
« Ce n’est pas le parfum de la fleur qui est extrait, mais son énergie ! ». Le procédé le plus usité pour recueillir toutes les propriétés de la fleur est la solarisation ;
elle consiste à mettre une partie de la fleur, ses pétales par exemple dans une vasque de cristal remplie d’eau et exposée au soleil, le temps nécessaire. C’est ainsi que chaque élixir est fait. Le Docteur Edward Bach – bactériologiste, médecin et homéopathe – est considéré comme le premier homme à s’être intéressé à la médecine naturelle pour soulager maux physiques et spirituels. D’ailleurs parmi les flacons de Ghyslaine, certains portent le nom de ce fameux Docteur qui marque l’histoire des remèdes floraux. Les fleurs, tout comme nos émotions, seraient donc porteuses de vibrations qui agiraient sur notre énergie. Si l’on se réfère donc à cette théorie, l’élixir floral serait capable d’intervenir sur nos déséquilibres émotifs.
Fleurs d’Alaska, d’Australie, d’Amérique latine, des Alpes… chaque région du monde a ses spécificités ; les milieux conditionnent leur caractère. Pour exemple, les fleurs d’Alaska sont petites, râblées, très denses et éthériques et celles du bush australien sont très puissantes, d’ailleurs elles ne conviendraient pas à tous. Selon Ghyslaine, la réceptivité d’une personne à une fleur serait aussi conditionnée par l’expérience olfactive et visuelle. Nos souvenirs éduqueraient nos sens et nous rendraient plus sensibles à apprécier les propriétés de telle ou telle variété florale. Ceux qui se seraient aventurés dans le bush apprécieraient donc mieux les élixirs de cette région. Mais comment savoir quel élixir choisir ?
« Lorsqu’une personne souhaite trouver l’élixir qui lui convient, je la rencontre. Nos échanges m’amènent à percevoir ses forces et ses faiblesses, en tentant de cerner son besoin. L’intuition peut prendre une grande part dans mes consultations, car je suis certaine que chacun sait, au fond de lui, les fleurs qui pourraient lui convenir. Je me suis redécouverte grâce aux fleurs, à présent j’essaye de révéler les autres et de pointer les leviers qui leur permettront de retrouver un équilibre psychique et physique. ». L’esprit humain et toute sa complexité la fascinent.
« Tout le monde ne croit pas au pouvoir des fleurs… », concède Ghyslaine; et peu importe, car pour elle, chacun sait finalement ce qui est le meilleur pour lui. Nos grands-mères utilisaient déjà les plantes en tisanes et en essences pour remèdes, l’élixir se placerait donc dans cette lignée où la fleur nous livre ses bienfaits. Le sourire de Ghyslaine clôt cette rencontre florale et nous amène à penser que la nature ne nous a pas encore dévoilé tous ses secrets.
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Rédaction et photo : Gina Di Orio
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