La 9ème ville de France nous a fait de l’oeil, nous nous y sommes aventurés pour vérifier des «on dit» qui feraient de cette cité bordée d’eaux une des concurrentes les plus sérieuses de notre bonne ville de Nantes.

De prime abord, Bordeaux nous paraît très étendue. Pour cause, ses bâtiments peu élevés font de la ville une cité horizontale tentaculaire. Ses nombreux pas de portes permettent d’ailleurs aux commerces de s’y installer de manière plus dense. Les vieilles enseignes sont le plus souvent conservées, le charme du bois et les vitres anciennes procurent une esthétique particulière, un côté artistique qui nous touche.

Ses petites places, confère à la cité au bord de l’eau un charme de village. On s’y sent bien.

Beaucoup de boutiques indépendantes prennent racine dans ses pierres à présent blanchies – En effet, la pierre poreuse de Bordeaux a pour mauvaise habitude de se noircir au contact de l’humidité et de la pollution, ce qui lui vaut tous les 30 ans un ravalement -. La voiture n’est pas la bienvenue, place aux piétons, aux tramways et aux petites places qui lui confèrent un charme de village. On s’y sent bien.

Ville de Mauriac, Montesquieu et Montaigne, les 3 M d’Aquitaine, son classement au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2007 a fait bondir son tourisme. Place des Quinconces et sa fontaine imposante, son triangle d’Or de belles bâtisses, sa cathédrale Saint-André, sa grosse cloche, son miroir d’eau, son magnifique Grand Théâtre dont la charpente est d’époque – un pompier y est requis 24h non-stop, patrimoine oblige – , ses ponts spectaculaires…nous avons fait l’incontournable circuit touristique et tout est très beau. Nous avons aimé l’Orangerie du Jardin Public et le CAPC Musée d’Art Contemporain installé dans l’ancien Entrepôt des denrées coloniales du XIXe siècle, un lieu unique.

Une ville ouverte sur son fleuve et une dimension internationale.

Mais ce qui nous interpelle le plus, sans parler du fameux vignoble, c’est la manière dont la ville a toujours su se tourner vers son fleuve et comment de nouveaux quartiers, à l’architecture résolument contemporaine, ont fleuri avec pour vue cette Garonne qui accueille toujours des dizaines de paquebots par an. Un réel atout. Les quais sont immenses, les anciens hangars servent à présent de places commerciales et on y attend, non loin, la future «Cité des civilisations du vin».

Rive droite, un quartier créatif a vu le jour grâce au projet Darwin.

La base sous-marine de Bacalan réhabilitée en espace culturel rappelle notre Saint-Nazaire, tandis que la rive droite, là où les Bordelais ont encore du mal à venir, nous fait étrangement penser à l’île de Nantes. C’est là que se trouve le projet Darwin, implanté dans l’ancienne caserne Niel et faisant des friches un nouvel espace de co-working, une pépinière d’entreprises, un restaurant, une épicerie «Le Magasin Général», un skate park, un lieu d’exposition, un écolodge…un véritable cluster créatif autour de l’économie responsable impulsé par des entreprises privées.

C’est ici que nos yeux ont brillé, dans ce décor brut, ces vieilles pierres dont la seconde vie est réussie. Un coup de coeur qui ferme cette parenthèse bordelaise durant laquelle se fêtaient les 50 ans de jumelage avec Los Angeles. La classe internationale.

Adresses recommandées :
– La Cagette 
– Le Mama Shelter
– Le Magasin Général

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