De Bombay au quartier Bouffay, en passant par Pondichéry, il y a 10000 kilomètres, qui s’effacent, comme par magie, si l’on aime le dépaysement et la richesse de la culture indienne.

Empreinte d’authenticité et de modernité, l’Inde, version nantaise, se situe loin des images d’Epinal qui affichent un communautarisme visible. L’intégration passe par l’enseignement de la danse, mais aussi par le partage d’un mode de vie et d’un savoir ancestral marqué par les mythologies et par une recherche spirituelle éloignée du stress quotidien des métropoles européennes.

« (Les indiens) n’ont pas la même approche du temps qui passe, ce n’est pas (aussi) important pour nous » comme le souligne Amandi Nicolas, professeur de danses ancestrales indiennes. Elle a grandi en France, mais, souhaitant retrouver ses racines,  elle retourne au moins une fois par an dans le sud de l’Inde.

Autre porte d’entrée liée aux subtilités et à la diversité de la société indienne, la cuisine. « Les nantais apprécient particulièrement les plats indiens et les épices », souligne Richard Martin Diviaraj, président de l’association Anbu India, cuisinier midi et soir et masseur traditionnel le reste de la journée.

Arrivé il y a trois ans et demi et marié à une nantaise, Richard a souhaité, dès le départ, faire partager l’amour de son pays en aidant financièrement son village. « Anbu India signifie l’Amour de l’Inde », renchérit Richard. Avec une vingtaine de bénévoles, il organise régulièrement des repas indiens. L’argent récolté finance ainsi des actions d’éducation auprès des enfants (comme la collecte des déchets) et l’insertion professionnelle des populations rurales défavorisées. La prochaine initiative consiste en la création de centres pour former les femmes à la couture. Il s’agit de développer l’artisanat local en vendant ces habits aux touristes. Ces vêtements devraient également être vendus par l’association pour financer d’autres projets humanitaires.

La richesse de la musique en Inde…

Interview exclusive de Magali Bi, professeur de danse et passionnée par la culture indienne.

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Rédaction : Fabrice Gilard // Photo : Richard Martin Diviaraj par Fabrice Gilard

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