On se laisse d’abord séduire par ces vestes aux motifs graphiques et à la fois ethniques, confectionnées en édition limitée, et puis lorsque l’on comprend l’essence de la marque alors on succombe à son histoire. Il y en a des projets qui se montent, mais celui-ci a un ADN particulier, une histoire qui nous embarque dans un vent de sincérité. Chaque veste brodée à la main en Inde réveille l’âme de l’Aventurière créée par Chloé Pommeau. Une mode plus responsable, plus durable, plus utile et pleine de sens et de joie, voilà ce que représente, à nos yeux, cette jeune marque nantaise.

Chloé, quel est ton parcours ?

J’ai fait une licence d’Allemand, un master en management international des Arts Français pour ensuite travailler dans l’hôtellerie de luxe et le secteur de la décoration.

Quel a été le déclic pour lancer « L’Aventurière » ?

Je voyageais seule dans un bus au Népal. Le trajet était long et j’ai commencé à dessiner des croquis de sacs à dos sur un carnet. À ce moment là, je n’ai pas compris qu’il s’agissait des prémices de L’Aventurière. Je n’étais pas designer et ne m’étais pas imaginé que mes dessins puissent devenir réalité. Je travaillais alors en Inde, pour une entreprise qui fabriquait des meubles en bois. Un emploi formidable mais auquel il manquait quelque chose. Cette histoire de sac ne m’a jamais quittée et j’ai retourné l’Inde entière pour pouvoir le créer. J’étais littéralement poussée par une force dont j’ignorais l’origine. Pour la première fois, je découvrais que la passion pouvait aussi se trouver dans le travail.

 

Pourquoi ce nom ?

L’Aventurière, c’est le nom que mes proches utilisent souvent pour me décrire car je voyage beaucoup, dans des endroits parfois reculés et seule. Cela me fait rire car pour moi, une aventurière est à un niveau de voyage et de folie bien plus élevé que le mien ! Devenir une aventurière pourrait être un rêve fou, tout comme ce projet dont il porte le nom.

Comment naissent tes précieuses vestes ?

Généralement je conçois les produits à Nantes puis me rends en Inde pour la partie confection. Je passe plusieurs jours à la recherche de tissus, que je choisis tous sur des coups de coeur. Puis je passe environ un mois avec les couturières de l’atelier de confection. Ensemble, nous élaborons les prototypes, qui, une fois validés, partent en production. 

Chloé a choisi un atelier en Inde. Les 23 femmes qui travaillent sur ses vestes ont un passé difficile et la confection est une sorte de vecteur de libération pour elles. Touchée par les enfants , la fondatrice a noué un partenariat avec l’association Nantaise A.F.E.A. (Association Fançaise Enfance Abandonnée) qui oeuvre pour la protection des orphelins et enfants des rues de Bombay. Chaque veste achetée contribue à faire voyager ces enfants lors d’un grand voyage annuel. Une idée fidèle aux convictions de L’Aventurière pour qui le voyage est le plus cadeau de la vie pour apprendre sur soi et s’ouvrir aux autres. 

Chaque veste est chargée d’histoire. Avant que la veste ne soit prête et livrée, j’ai parcouru avec elle des milliers de kilomètres et rencontré tellement de joies et de galères. Je trouve qu’il est important de raconter ces histoires aux gens, cela permet de donner de la valeur à nos achats, nos possessions et de ne pas tout prendre pour acquis. 
Par ailleurs, ce sont des produits uniques et différents de ce que l’on trouve habituellement. J’aime l’idée de prôner la différence, l’unicité et l’affirmation de soi à travers mes créations.

 

Qu’est-ce qui t’inspire le plus pour créer ?

Ma première inspiration est l’Inde. Il me suffit de me balader dans les rues pour y trouver tous mes trésors. Mais les inspirations sont partout si on regarde bien. Dans un paysage, un journal local, une conversation,… Comme j’ai étudié les Arts Français à l’école, je suis également sensible au luxe français. La veste de L’Aventurière, par exemple, c’est ma revisite de la veste de Gabrielle Chanel.

 

Quelle est la qualité indispensable pour perpétuer ta marque ?

Plus qu’une qualité, je dirais de la conviction. Rares sont les journées où tout se passe bien. Je rencontre tellement d’embûches dans cette aventure que, parfois, j’en viens à penser que l’univers est contre moi. J’aurais pu arrêter des centaines de fois et pourtant, je continue. Parce qu’il y a une conviction intérieure qui est très forte et qui me fait savoir que je suis sur le bon chemin.

Où aimes-tu te ressourcer ?

Pour moi, ce n’est pas tant la destination mais le voyage en lui même. Le moment où le véhicule est en marche, j’ouvre la fenêtre et fais voler mes cheveux dans le vent. Là, je me sens libre et profondément heureuse. Toutefois, si je devais choisir un lieu favori, ce serait le fort Mehrangarh de Jodhpur en Inde. Cela fait cinq ans que je le visite à répétition sans jamais m’en lasser. Il y a quelque chose d’inexplicable dans cet endroit qui m’émerveille et m’apaise à la fois.

 

Ton leitmotiv…

Très simplement d’écouter son coeur et de suivre ses rêves. Il y a cette phrase du livre de Richard Bach « Jonathan Livingston le Goéland, » qui m’a marquée: « Brisez vos limites, faites sauter les barrières de vos contraintes, mobilisez votre volonté, exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être. Découvrez ce que vous aimeriez faire et faites tout votre possible pour y parvenir. »

 

Merci Chloé, que ton aventure se poursuive sous ta bonne étoile.

 

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