Le musée, créé en 1801, fermé en 2011 et mis en travaux depuis 2014, s’est enfin réveillé en nous livrant l’art dans le plus pur écrin. Ce n’est plus le Musée des Beaux-Arts que nous découvrons mais le Musée d’Arts de Nantes. 

Les colonnades. L’entrée majestueuse nous accueille pour nous délivrer 9 siècles d’histoire de l’art sur 17 000 m2. Jouxtant la Chapelle de l’Oratoire (qui accueillait les expositions du Musée pendant les travaux), le Palais du 19e siècle a gagné 30% de surface supplémentaire et s’est jumelé avec un nouveau bâtiment de 2000 m2 nommé « le Cube », un espace entièrement dédié à l’art contemporain.

Il fallait plus de place au Musée qui détient plus de 13 000 oeuvres et qui peut à présent en exposer 900. Depuis le parvis, on sent la nouvelle dynamique. Le Musée d’Arts s’ouvre sur la rue et la ville, le portail existant le long de façade n’est plus.

 

Le large hall est impressionnant et on comprend dès l’entrée ce que le nouveau musée nous réserve : un plongeon dans l’art baigné de lumière. Sous nos pieds, au sous-sol, de nouveaux espaces publics ont pu être créés : les ateliers pédagogiques, l’auditorium et une salle d’exposition appelée « salle blanche ». La réserve et les ateliers de traitement des oeuvres siègent également tout en bas.

Si l’on reprend de la hauteur, un long parcours ponctué de blocs muséographiques colorés nous attend. Au rez-de-chaussée, nous remontons le temps des grands maîtres de la Renaissance comme Cosme Tura, Le Pérugin ou encore Tintoret en passant par le Clair-Obscur avec 3 oeuvres de Georges de la Tour, et une salle dédiée à François Cacault et Pierre Cacault qui nous replonge dans l’Italie du 18e siècle via, notamment, une collection de sculptures, copies antiques. Delacroix, Courbet et Gérôme marquent la fin du parcours d’art ancien.

Le premier étage nous attend. Une grande galerie d’histoire de Auguste-Hyacinthe Debay à Paul Delaroche, tisse les liens entre sujets littéraires et religieux. Une salle unique accueille Les Cribleuses de blé (1861) de Courbet, icône du réalisme. Originalité du parcours, une salle est entièrement consacrée aux liens entre Claude Monet et Auguste Rodin, deux géants de la modernité. Enfin, les Nymphéas de Monet dialoguent avec Les Trois Ombres de Rodin et des portraits du sculpteur.

Puis l’art moderne surgit ! Raoul Dufy, Paul Signac et Maurice Denis sont à l’honneur, tandis que l’on découvre plus loin des paysages néo-impressionnistes, fauves et cubistes et les protagonistes majeurs du surréalisme jusqu’à l’abstraction.

Nous arrivons ensuite naturellement au Cube qui se déploie sur 4 niveaux. Le temps, la mémoire, l’autobiographie ou encore l’autofiction sont des thèmes abordés.

On ne vous dévoile pas le quart de ce que l’on a pu découvrir. Nous sommes restés 3h à admirer les oeuvres, à nous questionner, à instagramer aussi 😉 Et nous aurions pu rester 2h de plus ! Nous vous conseillons de prendre le pass annuel à 10€ qui vous donnera accès à l’exposition pérenne et aux 3 expositions éphémères qui rythmeront l’année + à tous les Musées de la métropole pendant le Voyage à Nantes.

Gina + Damien