C’est bien la première fois que nous nous mettons en scène dans notre propre magazine mais le virage que prend idîle vaut bien un face à face, entre nous et vous, pour vous révéler ce que sera le magazine demain. Alors idîle c’est quoi la suite ?

En créant idîle, en 2010, nous avons saisi l’opportunité de créer notre propre média, c’est-à-dire un moyen d’expression, de diffusion donc de partage. Quoi de mieux qu’un magazine pour faire part au plus grand nombre ce que nous sommes, ce que nous faisons et ce que nous aimons ? Idîle a donc été imaginé comme un journal, non pas intime, mais tout de même personnel, une vision de Nantes que nous avions envie d’essaimer. Idîle se fait le rapport de nos rencontres, il montre les acteurs du secteur créatif et également numérique, les entrepreneurs motivés, les artisans passionnés, tous ceux que nous croisons et qui ont envie de nous livrer leur histoire, leur parcours. Très franchement, avec idîle, nous avons réalisé un rêve de gosse. Nantes est une ville qui nous a adoptés et avec laquelle nous avions envie de nouer des liens plus forts, une petite idylle médiatique.

On adore le papier, on le dévore. Nous aimons faire l’objet que représente un magazine, mais avec le temps notre vision s’est élargie et tout l’aspect financier qui rôde autour de notre support ne nous convient plus. Prospecter, rechercher des annonceurs qui veulent bien investir dans nos pages avec une publicité, cela a été notre rituel pour la préparation de chacun de nos magazines.

Idîle va connaître une métamorphose, en quittant le papier et en se vouant pleinement au web.

Notre but premier n’était pas d’en vivre, nous avions conscience de l’économie fragile du gratuit. Nous souhaitions juste que le magazine s’autofinance pour rémunérer notre imprimeur et notre photographe. Nous avons relevé ce pari, il est réussi, et il est temps de passer à autre chose. Pour nous, cette prospection publicitaire n’a plus de sens, ce n’est plus comme cela que nous envisageons idîle. Il faut pouvoir se réinventer, casser les codes, on en a besoin ! Il ne s’agit pas de business plan ou d’économie mais de logique. Pourquoi concevoir un magazine gratuit revient aussi cher ? Nous l’avons toujours affirmé : lorsque l’envie n’est plus là mieux vaut arrêter. C’est du bon sens.

Il n’y aura donc plus de magazines papier tous les trimestres. Mais nous ne nous défendons pas de créer la surprise de temps à autre avec une publication événementielle, une édition surprise.

Le web nous rend agiles et plus rapides, mais il nous permet aussi de prendre le temps de faire les choses comme nous le souhaitons.

Plus de temps pour mieux faire, pour raconter de plus grandes histoires encore, pour rencontrer davantage de talents émergents, voilà ce que nous permet le web. L’aventure idîle continue autrement et se construit essentiellement sur une galerie de portraits, puisque c’est ce que nous savons faire le mieux !

Un label, une capitainerie, d’autres projets que nous réalisons avec plaisir.

Il faut dire qu’en parallèle du magazine nous menons d’autres projets qui nous passionnent : ceux de notre agence de stratégie éditoriale idîle edito et de Graphilie, notre label qui s’engage à promouvoir la très jeune création graphique nantaise. Nous nous affairons aussi à concevoir un lieu, non loin de Nantes, où la créativité s’excentre. Un lieu que nous avons nommé : la Capitainerie. Certains d’entre vous auront certainement l’occasion d’y venir, pour un workshop, une formation, un atelier créatif ou une simple rencontre gourmande.

Tout ça pour vous dire que notre idîle avec vous n’est pas prête de s’arrêter.

En espérant que ces 27 numéros ont comblé votre curiosité, nous vous donnons dès à présent rendez-vous sur ce site et sur notre page facebook. Merci, on vous aime !

Gina + Damien

Photos : Michael meniane