Par un matin ensoleillé, après un bon croissant et un chocolat chaud, l’Opéra Graslin nous ouvre ses portes et lève son rideau…

L’Opéra Graslin, ou plus exactement le Théâtre Graslin, lieu culturel incontournable nantais, n’est pas des plus visibles durant le Voyage à Nantes. Et pour cause, les travaux d’aménagement de la place Graslin dissimulent aux passants ses huit muses qui ornent les colonnes de l’imposante bâtisse. Mais en empruntant la rue Corneille, on trouve une petite porte sur la droite, ornée de lumières bleues qui illuminent le mot « OPÉRA ». On dirait l’entrée d’un hasardeux troquet. Quelle surprise en passant l’entrée des artistes ! On entre dans l’Opéra. Éclairé de toutes ses plus puissantes lumières, il n’y a plus de place pour l’ombre. Des extraits de Mozart ou de Gluck s’offrent à nos oreilles et résonnent dans la salle.

En pénétrant dans l’opéra, on entre dans l’Histoire

Nantes est l’une des quatre villes françaises à avoir conservé des salles datant du XVIIIème siècle, le théâtre ayant été inauguré en 1788. Il faut lever les yeux pour découvrir encore plus de merveilles et admirer le plafond peint par Hippolyte Berteaux, en 1881. Et lorsque, enfin, on s’assoit pour se laisser emporter par la musique, on découvre le velours bleu des sièges, autre caractéristique de l’opéra nantais (le rouge domine habituellement). Cette liberté d’entrée est l’occasion de (re)découvrir le cœur d’un monument nantais duquel l’on ressort par la petite porte. Le temps passe si vite à l’Opéra.  Il est déjà midi.

 

Dans le cadre du Voyage à Nantes, du 15 juin au 19 août.

Rédaction : Théo Boyer / Photo de Une : Karen Knorr / Autres photos : Theo Boyer & Morgan Boyer