Un cadre posé sur le palier nous indique la porte de l’appartement de Marie ; une entrée en la matière plutôt bien choisie pour cette chineuse dénicheuse…

marie carcuac idile nantes magazine nantais Après l’école du Louvre, le centre Pompidou, un poste au sein d’une agence de conseil en design, Marie Carcuac quitte Paris pour Nantes et laisse une partie de sa formation derrière elle pour travailler en agence de communication. 13 ans après, comme dans ses rêves, Marie fait à présent tout ce qu’elle aime. Son sourire, lorsqu’elle parle de sa nouvelle activité, ne fait que trahir tout ce qui l’a toujours passionné : faire de l’objet son métier. « On ne vit qu’une fois et la vie est très courte : j’ose ! », c’est Marie qui l’a dit.

Son enfance, elle l’a passée en Normandie à Ouistreham et lorsqu’elle fait appel à ses souvenirs, elle nous confie que ses grands-parents avaient une maison remplie de trésors. « Je jouais à l’antiquaire dans le salon. Je m’enfermais et je mettais des étiquettes sur chaque objet puis je les vendais.». Aussi, avec sa grand-mère, chaque samedi, elle participait aux ventes d’objets à Emmaüs.

Sortir l’objet, le montrer, expliquer « qui » il était, tel était son plaisir pour que les gens le regardent autrement, qu’ils se l’approprient et éprouvent le désir de l’avoir.

Aujourd’hui Marie se met à la recherche d’objets pour des commandes particulières. Elle nous avoue que les demandes du moment sont celles d’objets utiles, de mobilier, de fauteuils, de chaises, de rangements et que la tendance penche pour le style scandinave. Marie se base sur les besoins et les budgets de chaque personne pour débuter ses enquêtes. « Même si c’est la mode, je ne souhaite pas me spécialiser dans le vintage, car ce que j’aime par dessus tout c’est le mélange des genres et des époques ». Le spectre de recherches de Marie est donc très large. Pour elle, c’est d’ailleurs tous ces mélanges qui créent une ambiance chez soi, qui permet de mettre en scène un intérieur plein d’âme. Elle souhaite faire prendre conscience aux gens, parfois aveuglés par une surconsommation jetable, que l’antiquité peut se mêler au moderne et que d’acheter un meuble ancien aux enchères ne coûte parfois pas plus cher que de faire ses achats dans un célèbre magasin suédois. « Nous avons tendance à perdre la valeur, le sens de l’objet. Il faut alors s’arrêter, le regarder, voir qu’il a 50 ou 100 ans et qu’il peut encore durer longtemps. ». Il est parfois dur de s’imaginer que l’on puisse mettre en scène chez soi un objet trouvé sur un trottoir ou peu mis en valeur dans une brocante. Marie nous raconte alors ses dernières trouvailles : « J’ai trouvé deux chaises dans un vide-grenier, elles m’ont tapé dans l’œil, elles étaient pourtant cassées. Il s’est avéré, après recherches, que ces chaises avaient été spécialement faites pour une auberge à Quimper, elles sont donc extrêmement rares ! ». Voilà donc, comment Marie redonne de la valeur aux objets, c’est en suivant le fil de leur histoire, en s’y attachant puis en les transmettant.

Marie éclate de rire et nous délivre ô combien elle est émue par la poésie d’une chaise, d’un vieux tableau, combien c’est excitant de découvrir leur histoire, ceux qui les ont fabriqués, qui les ont utilisés, combien la patine et le bois ciré lui font de l’effet…

Passage d’objets, passage d’histoires, Marie n’a donc pas fini de s’émerveiller.

 

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