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Terre, terre ! Du haut de la vigie, le second crie son enthousiasme, on le distingue encore dans les cordages, entre un drapeau breton portant haut ses hermines et les couleurs de Saint Malo, la cité corsaire.

La poupe du navire laisse apparaitre dans la brume du matin une écriture blanche sur fond noir : La Malouine

Le son des pas résonne sur le pont, les poulies se mettent en branle actionnées par des bras vigoureux, on affale les voiles, le capitaine scrute l’horizon et entame son approche, très attentif aux mouvements des autres navires. Arriver à l’île de Groix sur un vieux gréement est une expérience inoubliable, un moment romanesque. Naviguer sur un bateau de ce type, c’est sentir L’eau, le vent, le regard ouvert sur des horizons aux lumières changeantes et hypnotiques. Splendeurs et calme embrassent alors un sentiment excité de sérénité, un mouvement immobile, une avancée statique, intérieure.

Se tenir de nuit derrière la timonerie c’est prendre le temps d’intégrer la latence entre les tours de roue de la barre et le déplacement du bâtiment, c’est n’être observés que par les étoiles qui n’ont, elles, que faire de votre glisse silencieuse. L’île de Groix ne se trouve pas à des centaines de miles du continent, autrefois, elle y était même rattachée si l’on en croit les archéologues. Le vaisseau aux deux grands mats parait presque disproportionné dans le petit port d’accueil. Port Tudy, outre la navette entre l’île et Lorient et les petits bateaux de pêche des Groisillons, est plus fréquenté aujourd’hui par des plaisanciers. Pourtant, ce fut le premier port français d’armement au thon entre 1870 et 1940. Les conserveries y fonctionnaient à plein régime, à tel point que le thon prit une place déterminante pour l’île, jusqu’en haut du clocher de l’église, remplaçant le coq de la girouette traditionnelle.

Groix est un espace de ressourcement. Son caractère doux et sauvage concentre le tout possible en un lieu unique. Les richesses minéralogiques dialoguent avec une faune et une flore riches et originales. La réserve ornithologique vous promet de rencontrer de drôles d’oiseaux, peut-être autant que dans le très fameux bar “Ti Beudeff”, rendez-vous bien connu des marins.

La côte sauvage vous ouvrira ses horizons en vous contant les histoires abruptes du “Trou de l’enfer”, sur la côte sud. À l’est, vous découvrirez l’une des rares plages d’Europe de forme convexe, les Grands sables. Tout cela en sillonnant depuis l’intérieur des chemins verdoyants et colorés des façades vives des villages pittoresques. L’ile est plutôt à visiter à deux roues afin de profiter de ses rumeurs, de ses odeurs et de son histoire à deviner derrière les murs de pierres chaudes.

Et si vous avez l’occasion d’y accoster avec La Malouine, vous apprécierez autant la croisière que l’équipage et ce que le vent vous soufflera comme idées d’aventures.

 

Rédaction : Stéphane Lemaire // Photos : Stéphane Lemaire, Matthieu Faure, Xtof360, Zilux

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