Rencontre avec les graffeurs parisiens Lek et Sowat, dans le cadre de l’exposition STREET ART réalisée à Pol’N pour les 10 ans du festival nantais HIP OPsession.

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Salut les gars, c’est votre première fois sur Hip Opsession ?

Sowat : Salut. Oui c’est notre première fois. Mais on connaissait déjà de nom car beaucoup de nos amis graffeurs sont déjà passé sur le festival, je pense à Alexöne, Poch et d’autres… et c’est vrai qui nous l’ont plutôt bien vendu. En revanche, nous connaissions déjà l’équipe de Pick Up avec laquelle nous avions travaillé cet été pour «Histoire d’un mur», ça c’était super bien passé. On a voulu poursuivre cette belle rencontre.

À première vue, vous pensez quoi du festival  ?

Sowat : Je trouve qu’ici, à Nantes, et autour de ce festival en particulier, le hip hop apparait comme beaucoup moins sectaire. C’est plus ouvert, les propositions artistiques sont plus larges, Hip Opsession, de ce que nous en avons vu jusque là, nous parait être comme un évènement très complet.

La culture hip hop influence-t-elle votre travail ?

Sowat : À fond, on est né dedans et on a grandi avec. Mais d’autres genres peuvent aussi nous influencer, je pense à l’électro notamment. Mais souvent c’est du hip hop qui tourne sur nos chantiers. C’est le son de notre génération.

Lek : À la manière du hip hop c’est la culture du featuring qui domine aussi le milieu du graff. Des artistes invitent d’autres artistes pour créer ensemble un truc unique. C’est en ça que nos deux mondes se ressemblent beaucoup.

Parlez-nous de cette expo que vous réalisez ici, à Pol’N pour les 10 ans de Hip Opsession.

Sowat : Pour cette expo, le travail se fait à 10. Chacun avec ses particularités vient y mettre sa patte. La collaboration avec tous ces gars se passe super bien. 

Lek : il y en a que nous connaissions déjà, je pense à Persu et The Blind, et d’autres que nous avons rencontré pour l’occasion.

Sowat : Même si nous nous étions pas rencontré physiquement, nous connaissons l’univers de chaque graffeur. L’idée de concevoir un mur ou une pièce à plusieurs mains nous plait plus que tout. Toute notre démarche artistique s’inscrit autour de la collaboration. Au final, comme ici, avec la composition centrale, tout le monde est mélangé, tu ne sais plus qui a fait quoi, c’est comme ça que nous concevons le travail graphique.

Avant de venir ici, vous aviez déjà un schéma en tête ?

Sowat : Nous sommes venus en repérage pour découvrir ce lieu il y a deux mois environ, on s’y est tout de suite bien projeté.

Lek : Oui, même s’il y a toujours une part importante d’improvisation dans ce que nous faisons, le gros du travail est quand même réfléchi en amont. Ici, on a tout de suite remarqué que le lieu était assez rigide, et on s’est dit qu’en amenant un peu de courbe, le contraste pouvait donner quelque chose d’intéressant. Quand tu atterris dans un lieu, il y a toujours deux options, soit tu l’épouses, soit tu le contre. Ici nous avons fait le choix d’aller au contraire de cette rigidité.

Sowat : Le lieu a quand même pas mal de contraintes. Comme c’est un lieu de vie il y a des choses que nous avons donc du adapter. On a donc du penser à des pièces mobiles, car ici, il y a aussi des représentations de théâtre ou des concerts. Au final les contraintes du lieu deviennent des atouts.

lek et sowat idile magazine nantes

Vous avez donc investi l’ensemble du bâtiment ?

Sowat : Oui, nous avons peint sur les murs, les vitres et aussi sur le porche à l’entrée de la cour. Nous avons mis en place un système de plaques molles que nous pouvons courber et assembler. L’idée c’est de se dire que tout ce que l’on peint n’est pas une surface sacralisée, mais une matière première que l’on se permet de découper et d’agencer à notre guise.

Est-ce que vous allez profiter de votre passage à Nantes pour graffer ailleurs ou ne serait-ce que découvrir la ville ?

Sowat : Tu parles…on adorerait, mais au final on ne trouve pas le temps. Car on bosse, on bosse, on se donne à fond sur le projet et le temps nous manque. Donc la visite de Nantes ce sera pour une prochaine.

Et la scène nantaise du graff, vous connaissez ?

Lek : Il y a ici, des gars hyper talentueux et très respectés. Pour l’expo, nous avons monté des binômes entre nantais et graffeurs venus d’ailleurs. L’idée c’était de faire correspondre les univers pour un travail collaboratif unique.  Sur cette expo il y a donc autant d’artistes nantais que de gars qui viennent d’ailleurs.

Merci les gars, très bon festival et à très vite sur Nantes.

Sowat : Merci beaucoup, compte sur nous pour revenir à Nantes et à Hip Opsession très vite.

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