Rdv idîllique à la Maison de l’Apiculture, 1 Kg de miel c’est 5,6 millions de fleurs visitées…

Il est 14h30, 1 bis Fontaine des Baronnies. La pluie s’abat sur le quartier de Chantenay. Surplombant le jardin, la Maison de l’apiculture est en effervescence. Une vraie ruche ! Une quinzaine de bénévoles et adhérents s’affairent dans les locaux. Entre rires qui fusent autour d’un thé et sonneries du téléphone de la permanence, les apiculteurs rongent leur frein puisque le mauvais temps les empêche de travailler auprès de leurs petites protégées. C’est dans un coin de campagne à Nantes que l’Union des Apiculteurs de Loire-Atlantique (UNAPLA) accueille abeilles, apiculteurs – amateurs et professionnels – et visiteurs depuis 2002.

Le syndicat, à l’origine exclusivement dédié à l’entraide des professionnels, s’est ouvert au public afin de communiquer davantage sur la nécessité de protéger les abeilles et donc la biodiversité. La structure de groupement d’achat et de soutien à la filière apicole s’est élargie à un lieu de découverte et de sensibilisation pour tous. Désormais il y a près de cinq cent adhérents dont une soixantaine de bénévoles et une salariée, Émilie. Cette dernière, en activité depuis 3 ans raconte toujours avec enthousiasme la vie extraordinaire des plus petits animaux domestiqués : les abeilles. En effet, chaque cycle est différent selon le temps et les envies des insectes. « Cette année les abeilles sont sorties tôt de leur ruche car l’hiver était doux », nous explique-t-elle. Désormais elles fabriquent l’un des premiers miels de la saison : le miel de colza. La Maison de l’apiculture de Nantes le récoltera en août. Et dans cette tâche, elle peut compter sur les adhérents qui possèdent également, s’ils le souhaitent, leurs essaims chez eux. Ils sont une centaine d’inscrits dans les ruchers-écoles de la région afin d’apprendre les techniques d’élevage et la fabrication du miel. L’UNAPLA met d’ailleurs une miellerie collective à leur disposition. Elle a aussi mis en place des contrats avec des entreprises pour installer des ruches urbaines et ainsi collecter des fonds.

…la pollinisation permet de produire 80% des végétaux qui existent.

Enfin, la Maison de l’apiculture ouvre ses portes un après midi par semaine pour faire découvrir le monde riche des abeilles. Ce contact avec l’extérieur permet de faire connaître le travail considérable des abeilles pour l’équilibre environnemental. En effet, la pollinisation (lorsqu’elles transportent le pollen de fleur en fleur pour les féconder) permet de produire 80% des végétaux qui existent. Après avoir été décimées par les pesticides, elles dépendent désormais de la protection de l’Homme. C’est une leçon d’humilité pour notre société face à la nature qui se régit elle-même. « Les plantes ont la forme des insectes qui les butinent ! », s’exclame une bénévole admirative. Émilie assure qu’il y a encore du travail même si une bataille a été gagnée face aux OGM. Mais la Maison de l’apiculture peut compter sur la mairie de Nantes qui a racheté le parc du couvent des soeurs Oblates pour aménager un jardin botanique et y intégrer les ruches. Des événements seront organisés dans les mois à venir comme API days les 22 et 23 juin et les journées du patrimoine en septembre. Ne craignez pas les piqûres de ces travailleuses qui vouent leur existence à leur reine et à la ruche, nous permettant ainsi de savourer miels et primeurs.

 

Visitez La Maison de l’Apiculture : http://unapla.fr

Rédaction : Tiphaine Gault / Photos : Gina Di Orio & Damien Gillet

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