Passionné par les reptiles et les amphibiens, Philippe Gillet a créé l’association Inf’Faune pour faire connaître des espèces souvent mal aimées du grand public.

Chez Philippe Gillet, l’environnement n’a rien de banal. Même si, à première vue, la maison semble calme, frappez à la porte et vous pourrez lire « Attention aux crocodiles ». Ceci n’est pas un canular ! Ali et Gator ont pris place dans le salon.

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“Sous prétexte qu’ils sont différents, on ne les aime pas. C’est absurde !”

Philippe Gillet a vécu toute son enfance à Madagascar. À 30 ans, il se voit obligé de quitter ses racines africaines pour rentrer en France et trouver du travail. A son arrivée, il achète une maison à Couëron où il peut recréer l’atmosphère de son continent en y intégrant des animaux, majoritairement des serpents. « Je me suis alors rendu compte que les Français connaissaient très mal les reptiles. Et pour cette raison, ils en avaient peur. Sous prétexte qu’ils sont différents, on ne les aime pas. C’est absurde ! Ils ont autant leur place qu’un autre animal ou que l’humain sur Terre ! » C’est un homme engagé et passionné qui souhaite faire évoluer les mentalités.

“Nous sommes les seuls en France à avoir ce type d’autorisation pour exposer dans des galeries commerciales”

En 1996, il décide alors de créer l’association Inf’Faune, aujourd’hui composée d’une vingtaine de bénévoles « C’est un chiffre raisonnable. S’il y a trop de gens, il va y avoir du trafic d’animaux. Nous, ce que nous voulons, c’est faire de la pédagogie. » Ainsi, il investit des salons dans des galeries commerciales, deux à trois fois l’année et intervient sous forme d’expositions gratuites au public, financées par le commerce qui l’accueille. « Ces évènements ramènent énormément de monde. Nous pouvons alors expliquer l’anatomie des reptiles et amphibiens, la manière dont ils mangent ou chassent. Nous sommes les seuls en France à avoir ce type d’autorisation pour exposer dans des galeries commerciales. » Philippe Gillet, tout comme ses bénévoles, détient un certificat de capacité autorisant la manipulation de ces animaux, l’élevage ou la vente. Délivré par l’état, ce titre confirme les qualités de la personne à avoir un animal de cette espèce. Désormais, Philippe consacre la totalité de son temps à ces « petites » bêtes. Parfois, il recueille des animaux, saisis par la gendarmerie chez des particuliers qui sont dans l’illégalité.

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« Si l’on veut sauver cette planète, il faut commencer par pouvoir vivre en symbiose avec les autres et avec notre nature. »

Visite des lieux. Les serpents sont dans des boites individuelles et les plus gros – souvent les plus dangereux – dans les vivariums, mais quand Philippe nous dit que la vitre extérieure est blindée, par mesure de sécurité, nous commençons à perdre notre calme. Vite, nous changeons d’univers, bonjour les jolies salamandres, les iguanes, et bientôt les mygales… Un petit tour dans le salon, nous ne voudrions surtout pas vexer Ali et Gator pour ne pas les avoir saluer. Le couple reptilien ne dort que d’un œil et ouvre l’autre pour nous observer. La télévision est allumée, auquel cas ils s’ennuieraient. Au mur, des peaux de bêtes et des arcs rappellent les parties de chasses africaines de Philippe.

Avant de partir, l’initié nous propose une expérience scorpionnesque.

Pieds nus, à l’intérieur, comme dans son jardin, Philippe nourrit et dorlote ses animaux. « Ici on a les tortues, allez-y, essayez d’en porter une, vous n’allez pas réussir. » Effectivement, en vain. Avant de partir, l’initié nous propose une « expérience scorpionnesque ». Nous avons d’abord cru qu’il plaisantait, mais nous nous sommes vite aperçus qu’il tenait vraiment à placer un scorpion au creux de nos mains. « Ouille ! » Fausse alerte, il ne nous a pas piqué ; plus de peur que de mal… Un petit tour d’horizon suffit pour comprendre que ce n’est plus la maison de Philippe mais celle de ses animaux. Il en compte près de 600 au total, et tous cohabitent sans difficulté, même le chat, un main coon (juste le plus grand chat du monde) ! Ne dit-on pas que celui qui aime les animaux, aime les hommes? « La vrai diversité c’est ce que la nature nous donne. Si l’on veut sauver cette planète, il faut commencer par pouvoir vivre en symbiose avec les autres et avec notre nature. »

Nous étions arrivés avec quelques à priori, nous en ressortons ravis !

 Plus d’informations sur l’association Inf’Faune par ici : http://www.inf-faune.net/inf-faune/

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